Nouvelles générales : Lise Payette a incité Léa Clermont-Dion à ne pas dénoncer Michel Venne

Lise Payette a incité Léa Clermont-Dion à ne pas dénoncer Michel Venne

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Publié le par Grands titres dans Nouvelles générales
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Léa Clermont-Dion a fait une sortie publique, jeudi, pour affirmé qu'elle avait été agressée sexuellement par l'ex-journaliste Michel Venne alors qu'elle n'avait que 17 ans. Mais l'un des éléments les plus troublants de cette histoire c'est que selon Clermont-Dion, Lise Payette est intervenue, à l'époque, pour la décourager de dénoncer son agresseur.

Voici ce que Clermont-Dion a affirmé, sur sa page Facebook.

«Je reçois un appel de mon autre idole de jeunesse, Lise Payette. Que fait-on quand notre idole nous appelle? On répond et on accepte le rendez-vous qu’elle nous propose.

Elle me reçoit, gentille et avenante. Deux heures qu’elle prend à m’amadouer, me flatter, me séduire. Elle réussit.

Après deux heures de discussion, Payette change de sujet radicalement. Le ton monte.

Elle me dit que j’ai fait du tort à un ami. Cet ami, c’est Michel Venne qui brigue la direction du journal Le Devoir. Par ma faute, il n’aura pas le poste me dit-elle. J’ai « brisé cet homme, sa famille ». Elle me demande de me rétracter, car « après tout, je n’ai pas été violée ». Elle me demande de signer une lettre réfutant les faits. Car, à ses dires, je pourrais être poursuivie. Poursuivie de quoi? Avec du recul, de rien du tout. Mais, à ce moment-là, je suis en mode panique je ne vois plus clair.

J’ai le vertige. J’obéis. Je signe. Je commets l’erreur. Je réagis comme une proie devant un prédateur, encore. Je fige. Je me soumets. Je m’étais promis de ne plus tomber.

Je suis en état de choc. La première femme à avoir été ministre de la condition féminine du Québec qui agit de la sorte. C’est juste surréaliste. Je ne peux pas croire.»

Questionnée par le Journal de Montréal à ce sujet, Liste Payette a confirmé avoir bel et bien essayé de dissuader la jeune femme de porter plainte. Voici quelques passages de l'entrevue que Lise Payette a donné au JdeM.

«Je lui avais conseillé, mais il faut se reporter à... il y a beaucoup d’années [...] et à cette époque elle était très jeune et mon conseil a été de lui faire réfléchir à ce que ça entrainait. On n’était pas du tout dans le mouvement dans lequel on est maintenant. Et j’avais peur pour elle que ça nuise à ses capacités de développement personnel. Je lui ai dit: ‘regarde si tu t’en vas toute seule là-dedans en ce moment, il est possible que tu n’aies plus de travail jamais’ et je lui avais fait remarquer ça.»

«Je trouvais qu’elle était trop jeune et, à mon avis, incapable d’affronter ce qui pouvait arriver. Je ne savais pas ce qui pouvait arriver. On ne l’avait jamais vécu avant maintenant.»

«Aujourd’hui je lui dirais de s’appuyer sur les autres femmes. Mais ce qui est intéressant actuellement est l’appui des unes des autres. À cette époque, ça n’existait pas.»

Pourtant, Lise Payette publiait ceci, mercredi, sur Facebook:

«Les femmes courageuses qui portent ouvertement le désir profond de toutes les femmes, en font leur combat et en assument les conséquences. Elles méritent toute notre admiration.»

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Source: Journal de Montréal · Crédit Photo: Facebook