Nouvelles générales : La paramédic qui a secouru les victimes de la tuerie de Québec s'est suicidée
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La paramédic qui a secouru les victimes de la tuerie de Québec s'est suicidée

C'est d'une tristesse infinie...

Publié le par Grands titres dans Nouvelles générales
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Une autre nouvelle tragique peut maintenant être attribuée à la tuerie qui a frappé la Mosquée de Québec, le 29 janvier 2017. Andréanne Leblanc, 31 ans, était première répondante le soir de la tragédie, elle qui travaillait comme paramédic et qui a eu la responsabilité de traiter les victimes à bord d'une ambulance, au moment où elles étaient en direction de l'hôpital.

Andréanne Leblanc s'est enlevée la vie au mois de mars. Elle a été retrouvée sans vie alors qu'elle portait son uniforme de paramédic. 

Rappelons qu'Alexandre Bissonnette a tué six personnes, en plus d'en blesser sérieusement six autres et d'avoir menacé la vie d'environ 40 personnes, incluant des enfants, qui étaient réunies pour la prière du soir.

La mère d'Andréanne Leblanc, Lucie Roy, a décidé de vivre son deuil de façon publique en espérant que le décès de sa fille aura comme effet que les autorités de la santé publique prendront plus au sérieux le stress post-traumatique des ambulanciers et premiers répondants.

«Lorsqu'elle s'est tueé, elle portait son uniforme de paramédic, a-t-elle affirmé dans une entrevue avec CBC News. C'était une message clair qu'elle aimait son travail, mais que c'était très difficile.»

Selon Lucie Roy, sa fille a voulu envoyer le message que les paramédics sauvent des vies, mais qu'il serait important que quelqu'un puisse prendre soin deux aussi.

«C'est clair que ce qui l'a menée à poser ce genre est un stress post-traumatique qui n'a pas été traité à temps. Les paramédics pensent qu'ils doivent être assez forts pour combattre le stress post-traumatique. Mais ils sont des humains et ils ont parfois besoin d'aide aux aussi.»

Selon ce que rapporte CBC News, dans les jours qui ont suivi le tuerie de la mosquée de Québec, Andréanne Leblanc a reçu environ une heure de soutien psychologique. André Tremblay-Roy, vice-président du syndicat qui représente les paramédics du Québec et un ami de Leblanc affirme qu'elle ne voulait jamais parler de ce qui s'est passé ce soir-là. Selon lui, avant cette terrible soirée, la jeune femme était une personne athlétique, ouverte, extravertie et prête à relever tous les défis.

Mais dès qu'on lui parlait de la tuerie, elle devenait évasive et évitait la question en disant qu'elle était correcte.

«Je réalise que tous mes collègues ont besoin d'aide à certains moments. Mais les paramédics ont la réputation d'être des superhéros. Mais nous ne le sommes pas...»

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Source: CBC News
Crédit Photo: Facebook