Nouvelles générales : La jeune étudiante policière veut toujours porter son hijab malgré les intentions de la CAQ
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La jeune étudiante policière veut toujours porter son hijab malgré les intentions de la CAQ

Elle veut rencontrer François Legault

Publié le par Grands titres dans Nouvelles générales
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Sondos Lamrhari a fait couler énormément d'encre au cours des derniers mois. La jeune femme est la toute première étudiante au Québec en techniques policières à porter le hijab. Au plein coeur d'un important débat sur la laïcité de l'État, et dix jours après l'élection d'un gouvernement caquiste majoritaire, elle espère avoir la chance de rencontrer le premier ministre désigné François Legault pour pouvoir lui expliquer pourquoi elle devrait pouvoir exercer son futur métier tout en conservant son voile.

Rappelons que deux jours après sa victoire, la Coalition Avenir Québec a confirmé son intention d'interdire le port de signes religieux aux employés de l'État qui sont en position d'autorité. Les personnes concernées sont les juges, les procureurs, les policiers, les gardiens de prison et les enseignants. La CAQ serait prête à aller jusqu'à congédier les employés qui refuseraient de se soumettre à cette éventuelle nouvelle loi.

Pour Sondos Lamrhari, il est clair que l'arrivée au pouvoir de la CAQ aura un impact sur son cheminement. Et ça pourrait aller jusqu'à la forcer à revoir complètement ses plans de carrière. En entrevue avec Radio-Canada, elle a expliqué que les aspirants policiers doivent déjà se soumettre à toute une batterie de tests et que les personnes choisies sont des candidats de qualité, autant au niveau physique que psychologique.

« Il faut faire confiance au processus de sélection. On ne devient pas policier du jour au lendemain. On passe par un long chemin et on subit des tests psychométriques. Si je ne suis pas faite pour devenir policière, si je ne suis pas faite pour être neutre, on va s’en rendre compte au fur et à mesure que le processus avance, voilée ou non », a-t-elle déclaré à Radio-Canada.

Pour elle, la politique caquiste serait un véritable affront à l'émancipation féminine. « À partir du moment où on crée un environnement qui n’est pas propice pour que toutes les femmes puissent s’épanouir, on va automatiquement à l’encontre du féminisme », déclaré l'étudiante de 18 ans. « Plus on avance avec le temps, plus le pluralisme devient normal, et plus les jeunes côtoient d’autres jeunes issus de communautés différentes. »

L'étudiante devrait avoir terminé ses études policières dans moins de deux ans et elle espère pouvoir pratiquer le métier de policière à Montréal ou à Laval. «Je serai sûrement policière et, d'ici-là, il faut trouver une solution. Je suis le deadline.»

Reste maintenant à voir si François Legault acceptera de rencontrer la jeune femme. Rappelons qu'en avril dernier, il s'était dit prêt à lui expliquer directement la position de son parti.

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Source: Radio-Canada
Crédit Photo: Facebook