Nouvelles générales : DERNIÈRE HEURE: Un réputé journaliste canadien au coeur d'un scandale sexuel

DERNIÈRE HEURE: Un réputé journaliste canadien au coeur d'un scandale sexuel

Le mouvement #MoiAussi fait une autre victime

Publié le par Grands titres dans Nouvelles générales
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Décidément, le mouvement #MoiAussi n'a pas terminé de faire des victimes. Après les Harvey Weinstein, Kevin Spacey, Gilbert Rozon, Éric Salvail et autres, c'est au tour du réputé journaliste de CTV Paul Bliss de se retrouver au coeur d'un scandale sexuel.

Bell Media, à qui appartient CTV, a annoncé que le reporter était suspendu, à la suite d'allégations d'inconduite sexuelle formulées sur le Web par une de ses collègues.

Par la voie d'un communiqué de presse, Bell Media a affirmé prendre ces allégations très au sérieux et, par conséquent, l'entreprise a annoncé avoir suspendu Paul Bliss jusqu'à la fin de l'enquête.

Cette suspension survient quelques heures après qu'une ancienne employée de CTV ait raconté, dans un billet de blogue, qu'un reporter de CTV avait fait preuve d'exhibitionnisme à son endroit, en 2006, dans le bureau de celui-ci.

Moins connu au Québec, Paul Bliss est un journaliste très célèbre en Ontario et dans le reste du Canada, lui qui agit à titre de chef d'antenne et qui a gagné de nombreux prix au cours de sa carrière. 

CTV a confirmé que les allégations avaient été formulées par Bridget Brown, qui a quitté CTV en 2015. 

Elle raconte qu'à l'époque, elle était une jeune stagiaire qui arrivait chez CTV et qui espérait se faire engager à temps plein. Comme elle avait déjà rencontré Bliss une fois quelques semaines plus tôt, elle lui a envoyé un courriel pour qu'ils se rencontrent à la cafétéria pour un café. Il s'est proposé pour lui faire faire le tour. Mais à la fin de sa visite, il l'a emmenée dans son bureau, et c'est là que les choses ont dégénérées. 

Voici un extrait de son billet de blogue.

«Tout semblait normal, jusqu'à ce qu'il se mette à m'embrasser. J'étais confuse, ce n'était pas du tout ce que j'avais imaginé. Je pensais, peut-être était-ce naïf, qu'il était parfaitement possible de visiter le bureau d'un collègue pour des raisons purement professionnelles. [...] Je n'avais pas du tout envie de l'embrasser. Mais soudain j'ai eu peur de l'offenser. Et alors il s'est mis à pousser sur le dessus de ma tête. Mesdames, vous connaissez ce truc. Le signe universel du «s'il te plait, donne-moi du sexe oral.» Je lui ai alors dit qu'il n'était pas question que je lui fasse une fellation. À ce moment, j'ai honte de dire que j'avais plus peur pour ma réputation que pour ma sécurité. Je ne voulais pas être «cette fille-là». J'ai voulu sortir de son bureau mais j'ai réalisé que je n'avais aucune idée comment revenir à l'entrée de l'édifice. Je me suis retourné vers lui, et son pénis était sorti. J'étais prise au piège comme par un exhibitionniste dans le métro, mais avec une dose de peur additionnelle. J'ai figé comme une statue pendant qu'il éjaculait, devant moi, sur le tapis de son bureau.»

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Source: CBC News · Crédit Photo: Twitter