Arts : Allégations d'inconduites sexuelles: Sylvain Archambault présente ses excuses

Allégations d'inconduites sexuelles: Sylvain Archambault présente ses excuses

Tous les détails ici.

Publié le par Grands titres dans Arts
Partager sur Facebook
3 3 Partages

Le réalisateur québécois Sylvain Archambault s'est retrouvé visé par des allégations d'inconduites sexuelles cette semaine.

L'homme derrière Le Négociateur, Bob Gratton, Les Lavigueur, Mensonges et la première saison des Belles histoires des pays d'en haut s'est retrouvé au cœur d'une immense controverse après que plusieurs témoignages de personnes ayant travaillé avec lui aient été rendus publiques par La Presse. Voici quelques extraits du dossier choc:

« J'étais terrorisée, nu-seins, et il me hurlait dessus. J'étais comme prise en otage. Les scènes de sexualité sont tournées comme si on était des prudes. Il ne te demande pas si tu es à l'aise. Il te crie : "Déniaise !" » - Une comédienne ayant récemment tourné avec Sylvain Archambault, La Presse

« C'était entre deux scènes, la comédienne était avec Sylvain et j'étais assis un peu en retrait. Il discutait avec elle et s'est mis à lui attraper un sein en disant : "Si je te prenais le sein comme ça, oups, ça ne serait pas acceptable. Mais si j'étais sur le côté et que je m'enfargeais, comme ça, ce serait OK." La comédienne riait nerveusement et mon radar me disait qu'elle n'était pas du tout à l'aise. Moi, je ne l'étais pas. Je voulais que ça arrête, alors j'ai dit à la comédienne assez fort : "Hey, tu sais que tu l'as déjà, le rôle ? Tu n'es pas obligée de tolérer ça." Sylvain a ri et il est parti » - Un comédien, La Presse

Le principal intéressé a réagi à la tempête aujourd'hui via un communiqué. Il s'est excusé aux personnes qu'il a pu blesser, mais nie certains qualificatifs utilisés à son endroit:

«D'entrée de jeu, j'aimerais dire à ceux et celles qui ont pu se sentir humiliés par mes propos ou blessés par des gestes déplacés que je n'ai jamais, au grand jamais, eu l'intention de le faire. Si ce fut le cas, je m'en excuse profondément»

Même s'il admet avoir parfois recours à des gestes ou un langage qui appartiennent à une autre époque, il mentionne qu'on ne peut pas le qualifier d'agresseur ou de harceleur sexuel, justifiant son propos en spécifiant qu'il n'y avait pas de mauvaises intentions derrière ses gestes. 

Un peu plus tôt cette semaine, Archambault avait nié le tout en ajoutant qu'il avait l'intention de poursuivre les personnes ayant tenu des «propos mensongers» sous le couvert de l'anonymat. 

Partager sur Facebook
3 3 Partages

Source: TVA Nouvelles · Crédit Photo: Capture d'écran Youtube